Chief Happiness Officer, le nouveau magicien du bonheur

Emna HANNACHI

bien-être au travail

Publié le 16 Apr 2018

Les stars des tendances RH du moment, ce sont eux : les Chiefs Happiness Officers, littéralement responsables du bonheur. Leur mission ? Veiller au bien-être des salariés, améliorer l’ambiance de travail, fidéliser les collaborateurs et ce faisant, booster la marque employeur ou la productivité. Entre autres ! Focus sur un rôle aux mille possibilités avec la CHO de TechSell, Mélissa Delebury.

Le chief happiness officer, en charge du bonheur brut

Nouveau-venu dans les entreprises, le poste de Chief Happiness Officer suscite aujourd’hui autant de débats que d’interrogations, tant ses contours sont flous. « Mon rôle », explique Mélissa Delebury, « est d’améliorer l’environnement de travail, de donner envie aux salariés de venir chaque jour et de s’investir dans leur mission ».

Un principe simple, donc, pour un poste qui ne l’est pas. Puisque si le bonheur au travail est un concept facile à résumer, sa mise en œuvre est une toute autre histoire, dont les leviers d’action varient d’une entreprise à une autre. Chez TechSell, la CHO résume ainsi sa mission : « créer un esprit d’équipe, rassembler les employés autour de ces valeurs, faire en sorte qu’ils se sentent bien dans leur travail, bien dans leur société ».

Une CHO, pour quoi faire ?

Désormais pierre angulaire de l’entreprise, le bien-être au travail l’est pour une raison simple : un employé heureux est un employé investi, donc productif et porteur de la marque employeur. Une marque employeur dynamique attire, quant à elle, plus de candidats motivés, prêts à s’épanouir et à s’investir dans l’entreprise… et la boucle est bouclée ! « Tout le monde y gagne », souligne Mélissa, « aussi bien les employés qui profitent d’un environnement satisfaisant, que l’entreprise bénéficiant d’employés plus investis ».

Le bien-être de ses salariés est d’ailleurs au cœur des valeurs de certaines entreprises, start-ups et PME en tête de file. L’ambiance y est essentielle, la communication valorisée et les chaines de communication plus courtes. « Je fais le lien entre les employés et la direction pour faire remonter ce qui ne va pas », précise la CHO TechSell, et faire en sorte que ça s’arrange. Ou faire remonter ce qui va et insister dans ce sens-là ! ».

Le rôle quotidien du CHO

Concrètement, un Chief Happiness Officer écoute, propose et organise. « Il faut toujours être attentif, écouter un peu partout, il n’y a pas de formule magique. Discuter avec tout le monde, aller vers les gens, écouter sans forcément intervenir… et, surtout, se demander quelles solutions on peut apporter ». Avant d’investir son rôle de CHO, Mélissa Delebury était d’ailleurs chargée de communication interne. Echanger, elle connait.

La suite ? Trouver des solutions. « Il peut s’agir d’organiser des événements pour fédérer les équipes, de mettre en place des process pour faciliter l’onboarding, mais aussi de proposer des activités internes qui permettent aux employés de se détendre ». Cours de yoga, de sport, de relaxation, chacun sa solution pour relâcher la pression. La CHO, elle, est le petit « plus » qui fait toute la différence. Celle qui repère les grains de sable en amont et huile les rouages afin que tout, et tous, tournent à leur vitesse optimale.

Le bonheur au travail, mesure abstraite et bien-être concret

Reste à savoir comment mesurer réellement l’impact de ce nouveau rôle dans une entreprise. Par définition, le bonheur au travail est abstrait et échappe aux statistiques chiffrées. « Ce n’est pas forcément évident », confirme Mélissa, « mais on peut le mesurer par la fidélisation des employés, ceux qui souhaitent rester, ou le flux de candidatures de ceux qui cherchent à rejoindre l’entreprise ». Le label Happy at work obtenu par TechSell est également un indicateur représentatif.

« De manière plus générale », ajoute Mélissa, « on peut le constater quotidiennement. C’est encore assez difficile à mesurer à l’heure actuelle, ce sont des retombées indirectes, mais qui sont importantes pour la pérennité de l’entreprise ». Importantes, voire essentielles.

Anecdotique, le poste de CHO ? Loin de là. Si ses contours sont difficiles à tracer, c’est que son rôle s’adapte aux besoins de chaque entreprise et de ses employés, des paramètres par définition évolutifs. « On cherche constamment des idées, des solutions à apporter en fonction des cas qui se présentent. Il n’y a pas de cadre défini, il se crée au fur et à mesure ». Et si la simple présence d’un(e) responsable du bonheur suffisait, déjà, à donner des ailes ?

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